Amine Mazouzi, PDG de Sonatrach, a réfuté, ce jeudi 26 janvier, toute rupture d’approvisionnement en gaz vers la France, qualifiant la sortie polémique de la filiale d’Engie (GRTgaz) de pure « spéculation ».
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Sonatrach a honoré ses engagements
Le dirigeant de la Sonatrach a, par ailleurs, accusé des « tiers » d’avoir créé « une polémique (…) de toutes pièces, qui ne concerne ni Sonatrach, ni Engie ». « Nous n’avons entendu ni Sonatrach, ni Engie parler de manque d’engagement », a-t-il ajouté, selon l’Agence officielle.
« L’Algérie est un fournisseur en gaz fiable (…). Nous avons honoré tous nos engagements et répondu à toutes les demandes convenues entre les deux parties », martèle Mazouzi.
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Le PDG impute ces « spéculations » à la vague de froid qui sévit en Europe, entraînant une forte hausse de la demande : « Tout le monde est alors aller chercher du gaz et l’Algérie a été un fournisseur très fiable et a concouru à exporter une partie de cette demande », a-t-il insisté.
L’arrêt de production à Skikda n’a pas eu de conséquence
De plus, la compagnie algérienne n’a pas interrompu ses livraisons « durant le mois de janvier et même pendant l’arrêt technique de l’unité de liquéfaction de Skikda ».
Lundi, la directrice générale d’Engie a évoqué des perturbations au niveau de cette installation, laissant entendre qu’elle était à l’origine d’une réduction des exportations algériennes de gaz.
Selon le PDG de Sonatrach , l’arrêt de l’unité de Skikda est un événement « routinier » selon la même source, pour raison de maintenance. Cela dit, les opérations prévues jusqu’au mois de février ont été accélérées, à tel point que « cette unité a redémarré ce jeudi », a assuré M. Mazouzi. Le même assure que l’arrêt technique de l’unité n’a été à l’origine d’aucune perturbation d’approvisionnement vers la France.
Les prix « ne concernent que Engie et Sonatrach »
Dans le même temps, le dirigeant de Sonatrach est revenu sur les prix de vente du gaz algérien : « Ils ne concernent que Engie et Sonatrach », affirme-t-il. « Lorsqu’il y a une relation commerciale entre deux sociétés, les prix sont évidemment discutés et révisés annuellement », souligne la même source.
Récemment, une source anonyme évoquait « des pressions » de la part de compagnies françaises et européennes pour renégocier les prix et les contrats de vente de gaz. Mazouzi n’a pas évoqué cette question plus en détail.
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