L’Algérie pourrait déclarer l’état de sécheresse si le manque de pluviométrie persiste, a déclaré ce samedi 27 février le ministre des Ressources en eau Abdelouahab Nouri.
« Nous ne déclarons pas l’état de sécheresse pour le moment, mais une telle hypothèse n’est pas à exclure si la situation persiste », a indiqué M. Nouri à la presse en marge d’une Journée technique sur la réhabilitation des barrages.
« Il est encore tôt pour parler de sécheresse car l’éventualité d’importantes précipitations dans les jours à venir permettrait d’éviter cette hypothèse », a affirmé le ministre, rapporte l’agence officielle APS.
Le taux de remplissage des barrages a atteint 67%, a rappelé M. Nouri, précisant que les barrages de Beni Haroun (Mila) et Bougherara (Tlemcen) étaient pleins à 100%.
M. Nouri a a réfuté ce qui a été rapporté par des médias quant à la réduction des heures d’alimentation de la population de la wilaya de Tizi Ouzou en eau potable, précisant que « pour le moment, nous n’avons pas envisagé de réduire les heures d’alimentation en eau potable ».
Il a été décidé que le barrage de Taksebt (Tizi Ouzou) n’alimenterait dorénavant que cette wilaya alors qu’il alimentait auparavant la wilaya d’Alger, a indiqué le ministre.
Les quantités d’eau du barrage de Taksebt dont bénéficiait la capitale seront remplacées par celles provenant du barrage d’Acerdoun, a-t-il ajouté, précisant que la capitale connaissait un déficit en eau en raison de la baisse du niveau de remplissage du barrage de Bouroumi (Tipasa).
Pour combler ce déficit, il a été décidé d’arrêter l’irrigation des terres agricoles à partir de ce barrage (30 millions de mètres cubes) qui sera consacrée exclusivement à l’alimentation en eau potable des wilayas d’Alger et de Blida, a fait savoir le ministre, évoquant des projets d’exploitation des nappes souterraines.
Cet article L’Algérie pourrait déclarer l’état de sécheresse est apparu en premier sur TSA Algérie.