Les députés algériens s’initient timidement à la communication digitale

Petit à petit, les députés algériens font leur apparition sur les réseaux sociaux. La plupart optent pour Facebook, le plus utilisé par les internautes algériens. Parmi eux, certains utilisent un compte privé Facebook, mais laissent leurs publications ouvertes au public. À l’instar de la députée en France, Chafia Mentalecheta, Lies Saadi, député FLN à Alger, ou encore Djamel Bouras, député du Nord de la France, et vice-président de l’APN. Ce dernier fait partie des plus actifs sur le Web. Il a son propre site Internet où il partage ses actualités, des informations pratiques pour les Algériens ou encore ses projets de loi.  Il est également très actif sur Facebook où il raconte sa vie de député en images sur son compte personnel.

Djamel Bouras page facebook

Djamel Bouras surfe sur tous les nouveaux moyens de communication. Il a même développé une application mobile.

Mais il n’est pas le seul à poster régulièrement sur les réseaux sociaux. Noureddine Belmeddah, député FLN en Espagne, gère tous les supports : page Facebook, chaîne Youtube où il publie ses interventions à l’Assemblée… Tous les moyens sont bons pour se créer une « e-reputation », lorsque la plupart des Algériens ignorent qui siège dans l’hémicycle. Si son compte Facebook partage plutôt ses intérêts personnels, sa chaîne Youtube recense la plupart de ses interventions à l’APN.

D’autres députés podcastent leurs discours comme le député Cheikh Kalakhi, qui a également sa chaîne Youtube. Des vidéos qui obtiennent parfois des milliers de visites.

Les plateformes vidéo comme Youtube sont également devenues un parfait relais médiatique. Reprises sur les réseaux sociaux, elles servent parfois de supports pour les médias d’information en ligne. Les sessions à l’APN, peu suivies à la télévision, ont parfois un impact fort sur le Web.  Lies Saadi, député FLN à Alger, plutôt actif sur Facebook, avait publié son intervention coup de gueule à l’Assemblée nationale populaire contre Air Algérie. Repérée sur Facebook par TSA, elle avait créé le buzz, obtenant plus de 67 000 vues.

En fait, ce sont essentiellement les députés représentant les communautés algériennes de l’étranger qui sont les plus actifs sur les réseaux sociaux. Les députés vivant en Algérie restent majoritairement discrets et sont plutôt guidés par le hasard dans leur utilisation des réseaux sociaux, plutôt que par une réelle stratégie de communication.

Ces outils leur servent surtout de tribune libre ou d’espace pour partager leurs interventions, mais nos députés sont encore loin de prôner l’interactivité avec les Algériens. Interpellés sur ces mêmes réseaux, ils n’ont pas encore le réflexe de répondre et de rebondir sur cette audience gratuite et surtout qui pourrait croître très vite.

Leur présence numérique leur donne une micro-notoriété et parfois secouent la toile algérienne surtout à cause de la teneur des discours des députés. Des coups de gueule, de l’émotion… c’est sans doute dans ce registre que les députés algériens sont les meilleurs communicants.



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