Les soldes d’hiver de cette année 2017 ont été lancées ce mercredi 18 janvier. Les amateurs de bonnes affaires auront près d’un mois et demi pour faire le tour des magasins. Austérité ou pas, il règne une réelle effervescence dans les centres commerciaux et les boutiques d’Alger. Reportage.
Centre commercial City Center. Il est 10h du matin. Chez les grandes enseignes, les soldes ont été préparées une semaine à l’avance et tout le monde travaille d’arrache-pied. Les premiers clients affluent déjà dans le hall, plusieurs sacs à la main. Abdallah, un père de famille, est venu faire des achats pour ses enfants, il a acheté plusieurs articles d’une enseigne turque. Pour lui, « il n y a pas vraiment de soldes, les prix sont les mêmes» mais « je devais acheter pour mes enfants, donc je les fait », explique-t-il. Un peu plus loin, on rencontre Amina qui attend que sa fille termine ses achats chez un magasin d’habillement pour femmes. Pour elle, il est plus intéressant de faire des emplettes pendant les soldes. Pour un budget de 10.000 dinars, Amina espère revenir avec des articles bien précis. « Ma fille est venue acheter un pantalon et des pulls. Tout est cher en ce moment, donc ça vaut le coup d’acheter pendant les soldes ».
Du côté du centre commercial et de loisir de Bab Ezzouar, c’est le grand rush. Les clients viennent des quatre coins du pays. Bien qu’une foule soit massée devant les caisses des magasins, les gérants se montrent très « réservés » sur le succès des soldes. Au dernier étage, la gente féminine semble trouver son bonheur chez d’autres marques. « Les soldes de cette année se déroulent mieux que celles de l’année dernière » nous confie Sara, assistante-manager dans une boutique. C’est le troisième jour des soldes et leur objectif à court terme est déjà atteint. « Malgré l’austérité annoncée pour cette année, beaucoup de personnes sont venues faire leurs achats chez nous. Il y a un monde fou, nous n’avons pas eu une minute de répit » lâche-t-elle.
Un peu plus loin, Nadra surveille son petit-fils en attendant l’arrivée de son époux et de sa fille. Ils sont venus de Mostaganem pour profiter des soldes. « J’ai acheté des chaussures orthopédiques, elles étaient à 10% de réduction seulement, mais je n’avais pas le choix ». Pour se faire plaisir, Nadra compte débourser 40.000 DA. Pour sa fille, une jeune maman, 10.000 DA suffiront pour s’acheter une tenue, pas d’achats pour son enfant cette fois-ci. Le père de famille, lui, est resté réservé sur son budget. « Il compte dépenser bien plus ! » ironise son épouse.
Certains commerçants d’Alger-Centre boycottent les soldes
À Alger-Centre, les soldes ne sont pas un événement. Certains boutiquiers ont décidé de boycotter les soldes de cette année pour différentes raisons. C’est le cas d’un magasin d’habillement pour hommes en bas de la rue Hamani (ex-rue Charras). Pour lui, les prix qu’affiche sa boutique sont « abordables » tout au long de l’année et il refuse de les réduire au risque d’engendrer des pertes. Rue Didouche Mourad, les gérants de quelques magasins ont décidé de boycotter les soldes en raison des conditions auxquelles ils sont soumis par le ministère du Commerce.
En effet, les commerçants désirant prendre part aux soldes doivent obtenir une autorisation de la direction du commerce de la wilaya. Pour ce faire, ils doivent fournir une liste de documents dont une copie du registre de commerce et une liste des marchandises qui doit être soldée. Faute de « temps » et à cause de la « bureaucratie », ces derniers ont préféré s’abstenir.
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