Le pétrole Brent, référence pour le Sahara Blend algérien, enregistre un net repli à la mi-journée, à 54,9 dollars le baril (-1%) à la Bourse de Londres. Les cours sont plus sensibles aux informations parvenant des États-Unis qu’aux nouvelles sur l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays producteurs.
Accord sur le mécanisme de vérification de la réduction
Le cartel pétrolier et onze autres producteurs majeurs, dont la Russie, ont convenu des modalités de vérification de la réduction d’extraction des pays signataires de l’Accord d’Alger, rapporte l’agence Bloomberg. Le mécanisme prévoit la mise en place d’un comité composé de cinq membres, dont les ministres russe et koweïtien du pétrole, rapporte la même source. Cet organe sera donc chargé de veiller au respect des objectifs de réduction de production de pétrole.
Mieux : à ce jour, l’Opep et ses partenaires ont déjà réduit l’offre de brut de 1,5 million de barils par jour (bpj) sur les 1,8 million de bpj annoncés, soit plus de 80% des quantités prévues par l’accord entré en vigueur le 1er janvier dernier, selon le ministre saoudien de l’Énergie et de l’Industrie, Khalid al-Falih.
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Les observateurs estiment que le rééquilibrage du marché pétrolier, marqué par un excédent d’offre depuis plus de deux ans, est en bonne voie. Pour sa part, al-Falih a affiché, hier dimanche, son optimisme : « La conformation [aux accords] est excellente. Elle a été vraiment fantastique », rapporte Bloomberg. « Je pense que c’est l’un des meilleurs accords que nous avons eus depuis longtemps », poursuit-il, selon la même source.
Les puis américains au plus haut depuis plus de 3 ans
Cela dit, cet enthousiasme ne suffit clairement pas à rassurer les marchés. Au contraire, le repli des cours reflète une certaine inquiétude, principalement liée à la hausse du nombre de puits de pétrole en activité aux États-Unis.
En effet, il est à son niveau le plus élevé depuis 2013, indique le cabinet Baker Hughes, spécialisé dans le pétrole. Il a atteint, la semaine dernière, le nombre de 551 puits en activité, détaille la même source. Ceci reflète une probable reprise de la production américaine d’hydrocarbures de schiste, à la faveur de la hausse des cours du brut à l’international, rendant ces puits plus rentables.
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