À quelques mois de la fin de son deuxième mandat, le président américain, Barack Obama, reste engagé dans la guerre que mènent les États-Unis contre le « terrorisme ». En effet, son pays est mobilisé sur plusieurs fronts, notamment contre l’organisation État islamique en Syrie, en Irak et en Libye.
Cependant, s’il y a une guerre dans laquelle il a refusé de s’embourber, c’est bien la guerre des mots, à la différence des discours tenus par certains dirigeants comme en France où après chaque attentat, les expressions « islam radical » et « terrorisme islamiste » reviennent en boucle, associant de ce fait la religion musulmane et terrorisme.
Un discours pragmatique
Pour éviter tout amalgame, le président américain n’emploie jamais dans la même phrase les mots « islam » et « radical » afin de ne donner aucune légitimité religieuse aux actes terroristes commis au nom de l’islam.
D’ailleurs, lors du « Presidential Town Hall » de la chaine d’information CNN, le président Obama a expliqué la raison de ses discours prudents suite à une question directe que lui a posée la maman d’un soldat américain mort en Irak en 2007 sur son refus d’utilisé l’expression « terroriste islamiste ».
« Je suis prudent lorsque je décris ces problèmes pour faire en sorte de ne pas mettre dans le même panier ces meurtriers et les millions de musulmans qui vivent dans le monde et dans notre pays, qui sont pacifiques, responsables, qui font partie de nos soldats, de nos policiers, de nos pompiers, de nos enseignants, de nos voisins et de nos amis », a répondu le président américain, rapporté par le l’Obs.
Une position qui a valu des critiques à Barack Obama du camp républicain, surtout de la part du candidat à la présidentielle, Donald Trump, connu pour ses sorties islamophobes, ajoute le magazine. En revanche, cette position affichée a toujours été assumée par l’administration Obama qui refuse toute liaison entre la religion musulmane et les attentats perpétrés en son nom dans plusieurs pays occidentaux, notamment aux États-Unis, en France et en Belgique.
Un autre discours en France
Dans le même temps, les propos tenus en France après chaque attentat sont d’une autre nature. En effet, lors d’un Conseil restreint de sécurité et de défense qui s’est tenu au mois de juillet à l’Élysée quelques jours après l’attaque perpétrée à Nice, le président François Hollande avait indiqué que « l’islamisme et le fondamentalisme » sont les ennemis de la République.
Son Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré clairement dans un discours prononcé devant le Parlement après l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015 que la France était en guerre contre ce qu’il a appelé « l’islamisme radical ».
« Il faut toujours dire les choses clairement. Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le jihadisme et l’islamisme radical », a-t-il, avant de tempérer ses propos en ajoutant que « la France n’était pas en guerre contre l’islam et les musulmans ».
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