Aucune preuve matérielle n’existe pour confirmer que les fuites du baccalauréat provenaient de l’Office national des examens et concours (Onec) et justifier la détention de quatre cadres de cet organisme depuis trois mois, a affirmé, ce mercredi 7 septembre, Me Mostefa Bouchachi, l’avocat de Nadjib Yaiche, l’un des détenus. « Les services de sécurité ont fait une constatation mais n’ont pas accusé directement (les quatre cadres). Il n’y a pas de preuves matérielles dans ce dossier contre les quatre personnes », a ajouté l’avocat lors d’un point de presse organisé à Alger.
Pour lui, Nadjib Yaiche et ses trois autres collègues n’étaient que des « boucs émissaires » pour « calmer l’opinion publique et lui redonner confiance ». « La ministre de l’Éducation nationale Nouria Benghabrit a déclaré, cela fait trois jours, que l’Onec n’avait aucune relation avec les fuites. En fait, il existe plus de 300 centres à travers le pays. Ces fuites pouvaient provenir de plusieurs endroits », a argumenté Me Mostefa Bouchachi qui estime que les poursuites ont été faites « dans la précipitation ».
Les quatre cadres de l’Onec sont notamment accusés d’abus de fonction et de divulgation de secrets. Ils risquent jusqu’à deux ans de prison. Lors d’un point de presse tenu le 9 juin, le procureur de la République avait donné quelques éléments sur l’enquête judiciaire qui s’est déroulée notamment au centre d’impression et l’une des directions de l’Onec. Selon lui, « certains membres de la commission de lecture et de correction ont commis des infractions par rapport aux dispositions prévues pour sécuriser les sujets ».
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