Slimane Bouhafs, l’ex-policier converti au christianisme, a été condamné, ce mardi 6 septembre, à 3 ans de prison ferme pour « atteinte à l’Islam et au prophète Mohamed », par la cour de Sétif où s’était tenu, la semaine dernière, son procès en appel. Condamné en première instance à 5 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende pour des publications postées sur sa page Facebook, Slimane Bouhafs, n’a finalement bénéficié que de « circonstances atténuantes » pour voir la peine initiale réduite de deux ans alors que ses avocats réclamaient l’abandon des charges retenues contre lui pour « les irrégularités et vices de forme constatées lors de son arrestation puis de son jugement en première instance le 31 juillet dernier au tribunal de Beni Ouartilane ». Sur la base d’attestations médicales, les avocats réclamaient également sa libération pour « raison de santé et troubles psychiatriques » qui seraient des séquelles de son long combat contre le terrorisme islamiste en ant que policier. Dans un communiqué publié hier, lundi, la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), avait demandé sa libération pour le motif que « Slimane Bouhafs n’a fait qu’exprimer son opinion d’appartenir à un autre culte religieux », rappelant, au passage, que « la liberté de culte est reconnue par la constitution algérienne.
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El Watan