Ce titre est emprunté à un superbe film de Sydney Polak, « On achève bien les chevaux ».
Un cheval est, généralement, abattu pour ne pas trop souffrir d’une blessure ou d’une fracture. Pour le soulager donc. Un Palestinien est abattu pour qu’il meure et qu’il ne bouge plus.
Cela dure depuis 68 ans. Dans un silence total et une indifférence assourdissante. Dès les années 40, on a massacré les Palestiniens, village par village, quartier par quartier. Mais le silence persiste toujours. Il est rompu de temps à autre par des Israéliens, tel le romancier Amos 0z, le cinéaste Amos Gitaï et surtout, l’historien Schlomo Sand qui enseigne cette discipline à l’université de Tel Aviv et qui a publié plusieurs livres qui nient la notion même de peuple juif ou d’État d’Israël.
Ainsi en 2013, il publia un livre intitulé « Comment j’ai cessé d’être juif » (Traduit de l’hébreu en français chez Flammarion) qui choqua les sionistes du monde entier et rendit fous de rage les B.H. Levy (celui-ci ne revendique-il pas d’avoir transporté des armes dans son jet personnel pour les islamistes libyens ?!) les Finkelkraut et autres « philosophes » de la haine, de l’arrogance et de la mort. Du racisme, surtout !
En 2009, Shlomo Sand avait déjà publié chez le même éditeur français un texte traduit de l’hébreu et qui fit scandale auprès de la « gentry » juive d’Europe et des États Unis : « Comment le peuple juif fut inventé ». Puis, tout récemment (2014) « Comment la terre d’Israël fut inventée. ».
Grâce à ces intellectuels israéliens (il ne faut pas oublier le grand Chomsky, juif américain et grand inventeur de la linguistique mathématique !), les Palestiniens ne sont pas toujours achevé en silence !
Shlomo Sand, qui vit toujours à Tel-Aviv –courageusement-, démontre d’une façon scientifique, fouillée, détaillée et rigoureuse comment les concepts de « Juif » et d’ « Israël » sont du domaine de la mythologie et de la légende. Une forfaiture, même !
Grâce à cette œuvre de déconstruction d’un mythe destructeur, Shlomo Sand et ses amis, progressistes exigeants, empêchent quelque peu qu’on achève les Palestiniens dans un silence tonitruant.
Il est vrai que l’humanisme, les « droits de l’Homme » et tout cette quincaillerie crée de toutes pièces par l’Occident malhonnête et souffrant du syndrome nazi ne peuvent pas s’appliquer aux Palestiniens.
Des chevaux qu’on achève bien !
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