Un haut responsable marocain a porté, ce samedi 27 février, de graves accusations à l’encontre de l’Algérie qui « refuse de coopérer » avec le Maroc en matière de lutte antiterroriste et dont une partie du territoire serait contrôlé par Al-Qaïda, selon lui.
« L’Algérie refuse de coopérer avec nous. Pourtant les périls qui menacent aujourd’hui de frapper la région sont transfrontaliers, et il est important de collaborer », a affirmé Abdelhak Khiam, directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), un organisme dépendant de la DST marocaine, dans un entretien au journal Maroc Hebdo.
« L’Organisation d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) contrôle tout le Sud de l’Algérie. Au vu de cette situation, celle-ci a intérêt autant que nous à coopérer », a encore affirmé ce responsable marocain qui ne s’encombre d’aucune nuance en évoquant des « accointances entre les séparatistes du Polisario et les organisations terroristes ».
Dans cet entretien qui coïncide avec la célébration du 40e anniversaire de la proclamation de la République sahraouie arabe et démocratique, le patron du BCIJ marocain a estimé que la situation dans les camps de réfugiés à Tindouf « joue un rôle fondamental dans l’alimentation des filières jihadistes dans la région ». « Nous savons que des éléments du Polisario font partie intégrante des principales organisations terroristes du Sahara et du Sahel », a-t-il assuré.
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