Le premier secrétaire national du FFS a estimé, ce samedi 20 février, à Tizi Ouzou, que « le mythe du développement et de la stabilité économique et sociale, tant chanté, est vite tombé à l’eau ». Pour lui « finalement ce n’est qu’illusion et mensonge ».
Tout en soulignant que la situation politique, économique et sociale du pays « n’est guère reluisante », le premier responsable du FFS a déclaré que « la chute des prix du pétrole a levé le voile sur un pays impuissant et un pouvoir en panne de vision ».
Les répercussions de la crise économique et les effets de la politique d’austérité se font de plus en plus sentir à travers notamment la cherté de la vie. « La dégringolade de notre monnaie nationale accable nos concitoyens qui s’enlisent dans la précarité et la pauvreté », a-t-il dit.
Que fait le pouvoir pour y remédier ? Rien, selon le patron du FFS. Le pouvoir n’affiche, selon Nebbou, aucune volonté politique pour le changement de l’ordre établi. « Face à cela, le pouvoir continue sa gestion unilatérale et autoritaire sans se soucier des retombées d’une telle gestion alors que les ennemis de l’Algérie redoublent de férocité ».
Pour Nebbou, le pouvoir tout comme les ennemis du pays « constituent aujourd’hui un danger sur la pérennité de l’État national ».
Mohamed Nebbou a critiqué la nouvelle Constitution en notant que « ce n’est pas un texte qui sortira le pays de la crise multidimensionnelle qui ne cesse de s’aggraver ».
« Aujourd’hui, deux semaines après le nouveau coup de force constitutionnel, rien n’a changé dans le vécu quotidien des Algériennes et des Algériens », a constaté Nebbou, en réaffirmant l’attachement de son parti à son projet de consensus national qui est à même, a-t-il expliqué, « de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégrité du territoire ».
Interrogé sur la position du FFS concernant les frontières fermées entre l’Algérie et le Maroc, le premier secrétaire national du FFS a répondu que « tout le monde sait dans quelles conditions ces frontières ont été fermées et que chaque pays doit faire l’effort afin d’aplanir les divergences et d’aller de l’avant car nous sommes convaincus au sein du FFS que c’est une urgence de construire le grand Maghreb démocratique. Ce projet ne peut être concrétisé sans dépasser les calculs étriqués et les visions étroites des pouvoirs en place ».
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