Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesslam Bouchouareb, a répondu, ce lundi 28 septembre, aux accusations d’Issad Rebrab, à l’occasion d’une conférence qu’il a animée conjointement avec son homologue tunisien à Djenan El Mitak.
« Je cherche toujours dans mes tiroirs pour trouver la demande d’audience faite par Monsieur Rebrab auprès de moi et pour l’instant je ne l’ai pas trouvée », a repondu M. Bouchouareb à la question de savoir pourquoi il refuse de recevoir le patron de Cevital.
« Il est vrai que des connaissances communes me passent de temps en temps des messages, mais je ne suis pas structuré pour fonctionner de la sorte. Je suis un ministre de la République qui obéit aux règles de la République », a-t-il ajouté.
Et d’enchaîner, pour répondre aux accusations selon lesquelles il refuse de recevoir des entrepreneurs nationaux : « Je ne me suis opposé à qui que ce soit, ni à un opérateur économique surtout quant il est national, ma porte est toujours ouverte ».
Revenant aux accusations de blocages dont fait état le patron de Cevital dans un entretien mercredi à TSA, Bouchouareb note : « Quant aux problèmes dont parle Monsieur Rebrab, encore une fois, je pensais qu’il avait compris. Je ferai l’explication avec vous aujourd’hui et je le ferai dans les prochains jours de manière encore plus profonde. Il a un seul problème avec moi et ce n’est pas un problème avec le ministère de l’Industrie. M. Rebrab, lors de l’acquisition de l’usine Brandt en France, les conditions qui étaient posées par le partenaire français étaient de renouveler les équipements. Il a procédé au renouvellement des équipements, a pris les vieux équipements et a voulu les introduire dans mon pays contre une valeur de 5,7 millions d’euros alors qu’il en est le propriétaire ».
Pour le ministre de l’Industrie, « la réglementation interdit cela ». « S’il (Rebrab) préfère octroyer les équipements neufs au peuple français et je n’ai pas à m’immiscer dans cela, par contre pour le peuple algérien, il se contente de lui envoyer de vieux équipements et en plus à un montant qui est le double de l’acquisition de tout l’actif ».
Plus précis, Bouchouareb a noté que la valeur de « l’actif était de 2,5 millions d’euros, M. Rebrab a demandé 5,7 millions d’euro pour ces équipements dont il est propriétaire. ».
« Je voulais dire ça au peuple algérien pour qu’il sache comment se comporte cette entreprise et cet homme d’affaires qui, encore une fois, n’a jamais sollicité une audience officielle à mon département ».
Avant de conclure, « je rappelle que le 10 juin passé, son représentant est passé au ministère, il a été reçu et toutes les explications lui ont été données. Donc, je ne vois pas et je ne comprends pas comment on parle aujourd’hui, fin septembre, d’un problème qu’on a élagué au mois de juin ».
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