Un rassemblement de la société civile marocaine a eu lieu hier, lundi 6 juillet, devant le tribunal d’Inezgane, au sud-est du pays, à l’occasion de l’ouverture du procès de deux Marocaines poursuivies par la justice pour avoir porté des jupes trop courtes. Les deux jeunes femmes, arrêtées le 16 juin dernier, sont accusées d’outrage à la pudeur et, selon le Code pénal marocain, elles risquent jusqu’à deux ans de prison. Les manifestants se sont fortement mobilisés afin de réclamer l’arrêt de ce type de poursuites et de réviser le Code pénal.
Sur les banderoles portées par ces derniers, on pouvait observer plusieurs revendications comme « Révision générale de toutes les lois discriminantes » et « Protège la et ne lui fait pas de mal ». Selon le site marocain Telquel.ma, « tous les barreaux du Maroc étaient représentés et (…) plus de 300 avocats sont sur cette affaire ». L’annonce du verdict a été reportée pour le 13 juillet prochain.
L’affaire de ces deux femmes n’est pas la seule à avoir suscité la polémique dans cette ville. Le 25 juin dernier, une autre femme marocaine « a été victime de jets de tomates au souk d’Inezgane, pour s’être baladée les cheveux découverts », selon le site d’information marocain le360.ma.