Les agents de la protection civile de Béjaia auraient- ils reçu d’autres instructions en plus de garder les plages et veiller à la sécurité des baigneurs ? Un fait inédit qui s’est produit, ce matin, vendredi 3 juillet, sur la plage de Boulimat, à l’Ouest de Béjaïa. Un agent de la protection civile, une planche en bois à la main, a menacé un estivant qui était sur le point de boire de l’eau. « J’ai été dans un coin retiré, pourtant loin des regards des autres baigneurs. J’insiste sur le fait qu’avec mon ami, nous ne nous sommes pas mélangés à la masse qui est venue se baigner en cette journée caniculaire », raconte Sofiane Ikken, avocat de son état qui poursuit que «l’agent m’a clairement menacé que si je prends encore la bouteille d’eau, il cassera le bout de bois sur mon dos !». Aussitôt, trois autres maitres-nageurs quittent leurs postes pour «porter main forte à leur collègue». Concluant à l’incohérence du comportement du pompier, maitre Ikken appelle la police, mais le standardiste lui répond que « ce n’est pas notre secteur de compétence». Puis, au bout du fil d’une autre institution de sécurité, le gendarme au bout du fil, donne raison à l’agent de la protection civile et aurait dit textuellement au concerné : «Nous intervenons une fois qu’il te massacrera !» En sa qualité d’avocat, Sofiane Ikken est décidé à ne pas lâcher cette affaire et compte déposer plainte contre l’agent de la protection civile «reconverti en police des mœurs au lieu de braquer ses jumelles vers la mer et sauver des vies».
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El Watan