L’affaire du paiement par chèque provoque des remous au sein du FLN. M’hamed Dissa, député du FLN et ex-membre du Comité central, tire à boulets rouges sur le chef du groupe parlementaire de son parti, Mohamed Djemeï, qui a critiqué hier l’obligation de paiement par chèque à partir de ce mercredi 1er juillet. « Moi et un nombre très important de députés ne soutenons pas ce qu’il (Mohamed Djemeï) dit. C’est un homme d’affaires qui parle pour son intérêt et pas pour les intérêts des citoyens », avance cet élu, joint au téléphone.
M’hamed Dissa fait partie des contestataires de l’actuelle direction de l’ex-parti unique. Il n’a pas été convaincu par les arguments donnés par le chef du groupe parlementaire du FLN. Selon lui, il est nécessaire de réglementer le commerce aujourd’hui. Le problème de confiance dans les banques ? « Avec le temps et l’expérience, les Algériens vont rentrer dans le jeu. C’est ce qui s’est passé avec la généralisation de la ceinture de sécurité dans les véhicules », estime-t-il.
« Ces gens (qui sont contre le décret, NDLR) veulent que leur argent continue à circuler sans passer par les banques, sans payer d’impôt ou de taxe », lâche M’hamed Dissa. « Ce n’est pas une affaire de contradiction. (Mohamed Djemeï) cherche ses intérêts et nous, on cherche les intérêts de l’État et du citoyen. C’est un affairiste qui veut utiliser le groupe parlementaire pour ses besoins et les besoins de gens comme lui », conclut l’élu.