Le FLN, un parti au service des affairistes

Une fois n’est pas coutume, le FLN a décidé de contester de manière virulente une décision du gouvernement. Les députés de l’ex-parti unique sont montés au créneau pour dénoncer l’entrée en vigueur, à partir de ce mercredi 1er juillet, de l’obligation de paiement par chèque pour les transactions dont le montant est supérieur à un million de  dinars.

Pour justifier l’opposition du FLN à la décision du gouvernement, Mohamed Djemaa, chef du groupe parlementaire du FLN à l’Assemblée populaire nationale, a avancé des arguments techniques. Selon lui, les banques ne sont pas prêtes pour gérer ce changement.

« Nos banques n’ont pas les aptitudes pour appliquer cette décision. En plus, il n’y a pas suffisamment d’agences bancaires en Algérie pour prendre en charge une telle opération (…) Nos citoyens n’ont pas la culture du paiement par chèque. Ils n’ont pas confiance dans les banques. De plus, ces banques souffrent d’une incapacité structurelle à offrir de véritables prestations aux citoyens », a-t-il dit. Avant de menacer : « En conséquence, nous refusons cette mesure et nous mettons en garde contre ses conséquences ».

Avancer de tels arguments et vouloir mettre l’intérêt du citoyen en avant dénotent une certaine mauvaise foi de la part du FLN. Certes, la couverture bancaire reste très insuffisante. Mais en quoi peut-elle être un frein à la mise en application d’une mesure concernant les paiements supérieurs à un million de dinars ? Pour un simple citoyen, ce type de transactions n’est pas quotidien. Il intervient notamment lors de l’achat d’un appartement ou d’une voiture. Des opérations que le citoyen est amené à effectuer que quelques fois dans sa vie, voire une seule fois dans le cas de l’acquisition d’un appartement.

Ce que Mohamed Djemaa ne dit pas c’est que la mesure gêne surtout les barons de l’informel qui semblent exercer une forte influence au sein du FLN. Pour eux, ce type de transaction est en effet quotidien. Pour s’approvisionner, ils devront désormais passer par le circuit bancaire. Ce qui les obligerait à déclarer au moins une grande partie de leurs revenus pour ne pas attirer l’attention des services fiscaux.

En montant au créneau, les élus du FLN ne défendent pas le citoyen comme ils prétendent. Ils cherchent uniquement à perpétuer des pratiques maffieuses qui portent atteinte à l’économie nationale. Avec leur action, ils viennent de discréditer définitivement leur parti, désormais officiellement lié aux milieux affairistes.



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