Les cours de pétrole brut ont connu, ce lundi 6 juillet, une journée noire. À Londres, le Brent (référence pour le pétrole algérien) a dégringolé de 6,24% à 56,75 dollars, après avoir touché un plus bas en séance à 56,35. En cinq jours, la baisse s’établit à 8,42%.
À New York, la baisse a été encore plus forte : le baril a cédé 7,73%, à 52,53 dollars.
Selon les analystes, les raisons de cette forte baisse sont multiples. La victoire du non en Grèce fait craindre une situation difficile dans la zone Euro, avec un risque de contagion à d’autres pays en difficulté. Des incertitudes pèsent également sur la Chine provoquant une forte instabilité des marchés financiers locaux : la Bourse de Shanghai a chuté de 30% en trois semaines. La Chine est l’un des principaux acheteurs de pétrole dans le monde.
Enfin, l’offre sur les marchés est abondante. L’Opep refuse toujours de baisser sa production alors que les États-Unis continuent de produire d’importantes quantités.
Les marchés pétroliers seront suspendus aux déclarations et aux décisions qui seront annoncées dans la semaine par les dirigeants européens.