Alger n’est pas contente du rapport du département d’État sur la situation des droits de l’Homme, rendu public le 25 juin dernier. Et il le fait savoir. Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère des Affaires étrangères a estimé que le document « n’engage que ledit partenaire (les USA, NDLR) auquel la communauté internationale est, en l’occurrence, loin de reconnaître une quelconque mission de juge universel des droits de l’Homme ».
Selon le ministère des AE, le document du Département d’État américain ne fait que prolonger, voire même accentuer, « en ce qui concerne l’Algérie, une inclination bureaucratique portée sur la reproduction mécanique de stéréotypes ainsi que de références désuètes, d’appréciations partiales et de conclusions simplistes ».
« S’il fallait une seule preuve des erreurs de jugement et des outrances qui disqualifient irrémédiablement ledit [rapport], elle se trouve dans la monstrueuse allégation que comporte le fait de rendre compte des résultats remarquables des opérations contre-terroristes courageuses menées en toute transparence par l’ANP sous le titre mystificateur de privation arbitraire et illégale du droit à la vie », ajoute le texte.
Le ministère des AE ne manque pas également de relever que « l’esprit négatif de critique » qui ôte toute crédibilité à la quasi-totalité de le teneur du rapport, c’est ce contraste entre ce qui est rédigé sur l’Algérie et dans les parties relatives à la Palestine et au Sahara occidental où, selon Alger, il devait y avoir un engagement ferme en faveur des droits de l’Homme de la part du conseil de sécurité.
Violences policières, impunité des forces de l’ordre, arrestation et détention arbitraire (chômeurs de Laghouat), usage de la torture, fraude lors de la dernière présidentielle en se référant aux propos du candidat Benflis sont autant de griefs retenus par le département d’État dans son rapport contre l’Algérie.