Comment protéger les élèves des effets de la grève

L’avant-projet de pacte d’éthique et de stabilité du secteur de l’éducation, remis mardi aux syndicats, s’inspire de la loi d’orientation scolaire de 2008 dont les articles 5, 7, 16 et 19 sont consacrés à l’éthique et à la déontologie. Le texte, dont El Watan détient une copie, est un rappel des engagements de l’Algérie pour la protection des droits de l’enfant et des conventions internationales ratifiées.



Tout en se penchant sur les missions, les droits et devoirs de toutes les parties composant la communauté scolaire, le projet de Nouria Benghebrit accorde une attention particulière au droit à la grève. Ainsi, il est clairement stipulé que le droit à la grève ne peut être exercé qu’une fois que les autres issues ont échoué. Le texte rappelle les conséquences négatives des longs débrayages enregistrés au sein de cette corporation : raccourcissement des trimestres, sacrifice des vacances et autres effets qui peuvent altérer la bonne poursuite des cours. «Les conflits, quelle que soit leur durée, agissent négativement sur la scolarité des élèves. Ils agissent sur le calendrier des examens et exigent parfois l’amputation d’une partie du programme.


Dans certains cas, cela nécessite la suppression de quelques jours de vacances, ce qui agit sur la volonté des élèves et leurs capacités à poursuivre les cours. Dans certains cas, une partie des connaissances se perd… d’où la nécessité pour nous de veiller à la stabilité et à la tranquillité au niveau des établissements scolaires.


C’est pourquoi il ne faut pas recourir à la grève, même si elle répond à tous les critères juridiques que si toutes les autres voies de dialogue ont échoué», peut-on lire dans l’avant-projet de pacte. Les syndicats autonomes, qui ont reçu des copies du document, ne se sont pas encore exprimés sur cette disposition. Pour M. Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest), «l’idéal serait de régler tous les dossiers qui justifient le recours des travailleurs à la grève».


Le Snapest a prévu une conférence nationale de ses représentants pour exprimer sa position sur le projet de Mme Benghebrit ; idem pour le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste). «Nous sommes en train d’examiner les points contenus dans ce projet de pacte dont la confection s’est faite en partenariat avec d’autres syndicats. Nous nous exprimerons prochainement», a déclaré hier Messaoud Boudiba, chargé de la communication au sein de cette formation syndicale.






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