«S’il y a une menace à faire, elle doit être faite à l’adresse des corrompus et de la mafia qui sont en train de torpiller tous les efforts de développement du pays et qui ont détourné l’argent public. Monsieur Chakib Khelil n’est pas un étranger pour le président Bouteflika. Il est même un de ses proches. C’est à Chakib Khelil et à cette mafia que le chef de l’Etat doit s’attaquer et non pas à l’opposition. Cette dernière ne fait que son devoir. Les tableaux noirs qu’elle dresse ne sont pas des vues d’esprit. Le constat de l’opposition se base sur les données officielles fournies par le gouvernement, l’ONS, les Douanes et le gouverneur de la Banque d’Algérie.
Quand l’opposition dit que l’économie reste, malgré les dépenses faramineuses consenties ces quinze dernières années, dépendante des hydrocarbures, ce n’est pas une invention. Quand on dit que la balance commerciale est déficitaire, c’est aussi une réalité. Je pense que cette réaction traduit une situation de frustration chez les tenants du pouvoir, qui sont déstabilisés. Le pouvoir a perdu confiance en lui-même et je pense que l’opposition a réussi. Elle a pu faire sortir les tenants du pouvoir de leur réserve. Le stimulus de l’opposition a eu son effet.»